320 000 euros. Ce n’est pas un chiffre lancé au hasard, mais le plafond très concret auquel peuvent prétendre les personnes en situation de handicap qui souhaitent décrocher un prêt immobilier. Derrière les démarches administratives, il y a des vies, des projets, et parfois des parcours semés d’obstacles. Pourtant, accéder à la propriété reste possible. Voici comment avancer, étape par étape.
Connaitre sa catégorie
En France, une personne en situation de handicap peut tout à fait solliciter un crédit immobilier, au même titre que n’importe quel autre emprunteur. Il n’existe pas de procédure dédiée en fonction du handicap. La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a été pensée pour alléger la démarche. Depuis 2017, elle ouvre la porte à des prêts pouvant atteindre 320 000 euros, sous conditions, peu importe le type d’incapacité.
Le niveau de pension d’invalidité, qui varie selon la gravité du handicap, sera scruté par la banque lors de l’étude du dossier. Le principe reste le même pour tous : la capacité à rembourser, autrement dit la solvabilité, prime dans l’analyse du dossier.
Les établissements bancaires distinguent trois catégories d’emprunteurs en situation de handicap :
- Ceux qui continuent à travailler, même à temps partiel
- Ceux qui exercent une activité très limitée, parfois quelques heures par semaine
- Ceux qui doivent être aidés au quotidien et ne travaillent plus du tout
Quand une activité professionnelle perdure, il est possible de déclarer le salaire et la pension d’invalidité comme revenus complémentaires. Si l’activité a cessé, la pension devient la seule ressource prise en compte. Attention, les personnes placées sous tutelle rencontrent de réelles difficultés pour obtenir un financement : la banque se montre alors très réticente, par principe de précaution.
Souscrire une assurance
Dès lors que la catégorie correspondante est identifiée, la demande de prêt gagne en lisibilité. Mais, pour rassurer la banque, il reste une étape clé : proposer une assurance emprunteur. Celle-ci n’est pas imposée par la loi, et aucun texte ne contraint formellement l’emprunteur à y souscrire. Pourtant, dans les faits, aucune banque n’accorde de crédit immobilier sans cette garantie. L’assurance emprunteur, c’est le filet de sécurité qui protège la banque en cas de défaillance de paiement. Autrement dit, un dossier sans assurance a de grandes chances d’être refusé.
Le montant de la prime d’assurance varie d’un profil à l’autre, en fonction de l’état de santé et du degré de handicap. Si l’organisme bancaire refuse l’assurance alors que la demande n’excède pas le plafond de 320 000 euros, le dossier est automatiquement transmis à un assureur spécialisé, grâce à la convention AERAS.
Il faut toutefois remplir une condition d’âge : ne pas avoir 70 ans ou plus au moment de solder la dernière mensualité du prêt. Depuis la création de la convention AERAS, les refus ne sont plus motivés par l’invalidité en elle-même, mais par les informations financières transmises. La banque veille avant tout à la solidité du dossier, à la capacité de remboursement. Si les chiffres tiennent la route, l’accord de prêt suit.
En résumé, l’accès au prêt immobilier reste ouvert aux personnes en situation de handicap. Tout se joue sur la catégorie, la présentation des ressources et la capacité à rassurer la banque avec une assurance adaptée.
Faire une simulation de calcul pour votre prêt immobilier
Avant de déposer une demande, qu’elle concerne un prêt classique ou un dossier plus spécifique comme l’invalidité, il est vivement recommandé de passer au crible les différentes offres du marché. Comparer, c’est anticiper les éventuels refus et optimiser les conditions d’emprunt.
Utiliser un comparateur de prêt immobilier
Le secteur du crédit immobilier foisonne d’acteurs : banques traditionnelles, banques en ligne, organismes spécialisés. Face à cette diversité, réaliser une simulation permet d’estimer avec précision les mensualités futures et d’évaluer la faisabilité de son projet immobilier. C’est aussi un moyen d’éviter les mauvaises surprises.
Des outils comme la calculette de prêt immobilier accessible sur lesfurets.com offrent une estimation rapide de la capacité d’emprunt. Il suffit de renseigner les informations demandées pour obtenir en quelques instants le montant maximal qu’il est possible d’emprunter sur 10, 15, 20 ou 25 ans.
Le site propose également un simulateur de prêt : en remplissant le formulaire, on peut comparer plus d’une centaine d’offres et bénéficier des meilleures propositions du marché. Ces outils sont conçus pour guider l’utilisateur à chaque étape, sans complexité inutile.
En passant par ces comparateurs gratuits et accessibles à tous, il est possible de réaliser d’importantes économies. Ils permettent aussi de simuler d’autres éléments du crédit immobilier : taux d’endettement, frais de notaire ou avantages fiscaux liés à l’achat.
Bien se renseigner dans le cadre d’un achat en indivision
Parfois, l’achat collectif s’impose comme solution. L’acquisition en indivision, notamment, répond à certaines contraintes et se révèle parfois incontournable pour conserver ou acquérir un bien familial.
Chaque personne engagée dans ce type de prêt doit apporter sa part, mais l’emprunt est contracté collectivement. Comme pour un crédit classique, il est recommandé d’évaluer le taux d’endettement global et de mettre les différentes offres en concurrence.
Pour aller plus loin et comprendre les enjeux de l’achat en indivision, consulter des ressources spécialisées s’avère judicieux. Des informations complémentaires sont disponibles sur certains sites, permettant d’éviter les pièges et de préparer sereinement l’acquisition.
Obtenir un prêt immobilier en situation d’invalidité n’est pas une chimère. Catégorie, assurance, simulation : chaque étape compte. Les obstacles existent, mais la porte n’est pas fermée. Au bout du parcours, il y a parfois bien plus que des briques et des murs : une victoire personnelle sur les idées reçues.


