Et si on parlait de la santé de vos yeux ?
Notre perception visuelle est une faculté tellement élémentaire qu’on a tendance à oublier qu’elle n’est pas indéfectible. Et pourtant, nombreuses sont les affections qui menacent la santé de nos yeux.
L’estimation du VLEG, groupe international composé d’experts en analyse de la santé oculaire, porte le nombre de personnes atteintes d’une déficience visuelle dans le monde en 2015 à plus de 1,5 milliard : 36 millions de cas de cécité, 217 millions de personnes souffrant d’un handicap visuel modéré ou sévère, 188 millions de sujets témoignant d’une gêne légère, et un peu plus d’un milliard de presbytes.

Pourquoi le nombre de sujets atteints d’une déficience visuelle augmente-t-il ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 80% des cas de déficience visuelle et de cécité chez l’adulte pourraient être traités ou évités. Bien que la mise en œuvre du Plan d’Action Mondial 2014-2019 pour la santé oculaire universelle permette une diminution notable du nombre de sujets atteints de troubles de la vue, plusieurs facteurs encouragent au contraire sa hausse.

La croissance démographique est le premier d’entre eux : l’augmentation du nombre d’habitants s’accompagne naturellement de celle du nombre de cas de déficience visuelle. Le vieillissement de cette population grandissante constitue le second facteur influent car ce phénomène entraîne la multiplication de l’apparition des pathologies oculaires liées à l’âge. Enfin, le troisième et dernier facteur d’importance repose en la régression de l’âge d’apparition de ces troubles visuels.

En effet, l’évolution de nos habitudes de vie affecte grandement nos capacités oculaires. Ainsi, une étude menée par l’Association nationale pour l’amélioration de la Vue (AsnaV) en 2017 dévoile que la tranche des 16/24 ans passe en moyenne près de 10 heures par jour derrière un écran, que ce soit celui d’un smartphone, d’une tablette ou d’une télévision, tandis que la moyenne française avoisine les 6h30 quotidiennes. Ces nouvelles mœurs provoquent une fatigue visuelle révélatrice des éventuels défauts oculaires passés jusque-là inaperçus. Par suite, les jeunes sont de plus en plus nombreux à porter des lunettes ou des lentilles de contact.

Quelques-uns des défauts et pathologies visuels les plus fréquents

Une légère malformation géométrique de l’œil peut engendrer une amétropie : il s’agit d’une anomalie dans la réfraction des rayons lumineux faisant que l’image de l’objet observé ne se forme pas au niveau de la rétine comme elle le devrait. Les amétropies sont des défauts visuels dont les formes les plus connues sont la myopie, l’astigmatisme et l’hypermétropie.

Si la myopie se traduit par la formation de l’image de l’objet considéré en amont de la rétine du fait d’un œil plus long que la normale, l’hypermétropie, au contraire, engendre l’apparition de l’image en aval de la rétine d’un œil trop court. Dans les deux cas, le sujet ne distingue qu’une image floue.

L’œil astigmate projette quant à lui l’image des points de l’objet tantôt en amont, tantôt en aval de la rétine, si bien que l’image globale perçue par le sujet est déformée.

Ces différents défauts, de même que la presbytie, peuvent être corrigés par le port de lunettes ou par une intervention chirurgicale au laser.Les principales pathologies visuelles apparaissent, pour la plupart d’entre elles, avec l’âge.

La presbytie consiste en un durcissement du cristallin vieillissant qui endigue sa faculté d’accommodation, résultant en un phénomène identique à celui de l’hypermétropie. Le glaucome, survenant en majeure partie après l’âge de 40 ans, peut mener à la cécité. Il est dû à une pression oculaire trop élevée qui aboutit à la destruction du nerf optique.

Mais la première cause de cécité chez les quinquagénaires reste la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA). Cette maladie altère la zone centrale de la rétine et engendre ainsi une perte progressive de la vision centrale. La prévention et le traitement de ces maladies font essentiellement appel à la réalisation de dépistages ou d’actes chirurgicaux. Dans le cas de la DMLA, le port de verres spécifiques peut également grandement aider.

L’optique : un secteur qui recrute

La pluralité des troubles visuels associée à leur nombre en hausse fait de l’ophtalmologie, de l’optométrie, de l’orthoptie et de l’optique, des secteurs porteurs de croissance et d’emploi. Mais qui dit emploi dit formation, et dans ce secteur de pointe qu’est l’optique, l’Institut Supérieur d’Optique (ISO) fait foi et propose des formations optiques reconnues. Pionnier dans ce domaine d’enseignement, l’ISO propose des formations d’excellence s’adressant aussi bien aux étudiants souhaitant diversifier leurs compétences en optique, qu’à ceux issus de filières non scientifiques, en passant par les personnes en reconversion professionnelle.

L’école privée propose donc en premier lieu des classes préparatoires et des formations BTS permettant l’obtention du diplôme d’opticien. Les détenteurs de ce diplôme pourront choisir de se spécialiser au travers des trois parcours bachelors offerts : optométrie, management et marketing ou lunetier créateur, spécialisation unique en France et dont les ressortissants sont très demandés sur le marché du travail.

En vue d’accompagner les futurs leaders, l’école s’est également dotée d’un cursus MBA « Stratégies commerciales et marketing optique et santé » qui est la formation internationale de plus haut niveau existant en matière de gestion d’entreprise. Des formations de monteur lunetier et d’assistant audioprothésiste, une licence professionnelle d’optique ainsi qu’une préparation aux concours d’orthoptiste ou d’audioprothésiste viennent compléter le panel d’offres impressionnant de l’ISO. On notera également l’existence de la formation continue ISOFORM pour les professionnels de l’optique.

Répondant au défi imposé par la forte croissance démographique et l’ère de la digitalisation, la multiplicité des cursus optiques permet l’épanouissement de différents talents avec pour objectif commun, la santé visuelle de chacun.

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